Le tarot persan Indira : origines et lecture

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Le tarot persan Indira : origines et lecture d’un système divinatoire unique

La première fois que j’ai tenu un jeu de tarot persan Indira entre mes mains, j’ai été frappée par sa différence. Pas seulement visuelle, même si les couleurs vives et les motifs orientaux sautent aux yeux. Non, c’est autre chose. Une vibration particulière, une manière de raconter les histoires qui ne ressemble à rien de ce que je connaissais dans les tarots classiques.

Ce jeu reste méconnu, presque confidentiel. Pourtant, ceux qui l’utilisent régulièrement savent qu’il offre une profondeur et une précision que peu d’autres supports divinatoires peuvent égaler. Mais d’où vient-il exactement ? Comment le lire sans se perdre dans sa symbolique complexe ? Et surtout, pourquoi choisir ce jeu plutôt qu’un Rider-Waite ou un Marseille ?

D’où vient réellement le tarot persan Indira ?

Contrairement à ce que son nom laisse penser, le tarot persan Indira n’a pas été conçu en Perse antique. Il s’inspire de traditions orientales, certes, mais son élaboration remonte aux années 1980, en Europe. Madame Indira, voyante et cartomancienne française d’origine indienne, a créé ce jeu en mélangeant plusieurs courants : l’imagerie persane, des éléments de l’astrologie védique, et sa propre expérience intuitive accumulée au fil de décennies de pratique.

Elle voulait un outil qui parle autrement. Qui ne se contente pas de répondre par oui ou non, mais qui déploie une vision panoramique d’une situation. Le résultat, c’est un jeu de 55 lames (et non 78 comme le tarot de Marseille), chacune portant une scène, un personnage, un symbole ancré dans l’univers perso-indien.

Franchement, ce qui m’a séduite dès le départ, c’est que ces cartes ne jugent pas. Elles observent. Elles montrent des dynamiques, des énergies en mouvement, sans moraliser. Une carte comme « Le Serpent » ne signifie pas automatiquement trahison. Elle peut aussi évoquer la transformation, la mue nécessaire. Tout dépend du contexte, de la question posée, des cartes qui l’entourent.

Comment se structure le tarot persan Indira ?

Cinquante-cinq lames, donc. Pas d’arcanes majeurs ou mineurs comme dans les tarots traditionnels. Ici, toutes les cartes sont sur un pied d’égalité, même si certaines portent une charge symbolique plus intense que d’autres. On y trouve des personnages (la Femme Voilée, le Guerrier, l’Enfant), des animaux (le Paon, le Lion, le Serpent), des objets (la Clé, la Couronne, le Miroir), et des concepts abstraits (le Désert, la Pluie, le Feu).

Chaque lame fonctionne comme une petite scène narrative. Quand vous tirez « La Rencontre », par exemple, vous ne voyez pas juste deux personnes qui se croisent. Vous voyez le contexte : un jardin, une fontaine, des regards qui se cherchent ou se fuient. Cette richesse visuelle aide à affiner l’interprétation, à capter des nuances qu’une carte plus sobre ne révélerait pas.

Pour ceux qui souhaitent consulter avec ce jeu sans délai, certaines praticiennes proposent des lectures par mail ou téléphone. Le tarot persan sans attente permet d’obtenir une guidance rapidement tout en bénéficiant de la profondeur de ce système divinatoire. L’écrit, en particulier, offre l’avantage de pouvoir relire l’interprétation et de laisser les images infuser dans le temps.

Ce qui déroute au début, c’est l’absence de structure rigide. Pas de suite logique comme les 22 arcanes majeurs du Marseille qui racontent un voyage initiatique. Ici, chaque tirage compose sa propre narration. Vous mélangez, vous tirez, et c’est l’agencement des lames qui crée le sens. Ça demande plus d’intuition, moins de recettes toutes faites.

Quelle est la symbolique particulière du tarot persan Indira ?

La symbolique du tarot persan Indira puise dans plusieurs registres. L’Orient, bien sûr, avec ses motifs floraux, ses architectures en dentelle, ses couleurs saturées. Mais aussi l’astrologie, la numérologie, et une forme de psychologie intuitive qui anticipe ce que des jeux plus récents comme le tarot des anges ou le tarot oracle ont développé.

Prenez « Le Désert ». Dans un tirage classique, on pourrait le lire comme un signe de vide, de solitude, de période difficile. Mais le désert, c’est aussi le lieu de la révélation, du dépouillement nécessaire avant la renaissance. Selon la question posée, cette carte peut indiquer qu’il faut traverser une phase aride pour accéder à quelque chose de plus authentique. Tout est affaire de contexte et de résonance avec les autres lames.

Autre exemple : « Le Miroir ». À première vue, on pense à l’introspection, au reflet de soi. Mais dans certains tirages, cette carte m’a révélé des situations où la personne projetait sur autrui ce qu’elle refusait de voir en elle. Ou au contraire, des moments où elle devait se regarder en face, sans filtre, pour avancer. La richesse du tarot persan Indira, c’est justement cette multiplicité de lectures possibles sans tomber dans le flou.

Comment réaliser un tirage avec le tarot persan Indira ?

Il existe plusieurs méthodes, mais je vais vous en partager une que j’utilise régulièrement et qui fonctionne bien pour les questions complexes. C’est un tirage en sept lames, disposées en croix avec une carte centrale.

  • Carte 1 (centre) : le cœur de la question, ce qui est en jeu au plus profond
  • Carte 2 (haut) : les influences spirituelles ou ce qui dépasse la volonté consciente
  • Carte 3 (bas) : les racines, ce qui vient du passé ou de l’inconscient
  • Carte 4 (gauche) : ce qui bloque ou ralentit
  • Carte 5 (droite) : ce qui aide ou soutient
  • Carte 6 (au-dessus de la carte 2) : la direction à prendre, le conseil
  • Carte 7 (sous la carte 3) : l’issue probable si rien ne change

Ce tirage permet de cartographier une situation sous plusieurs angles. Bon, ça demande du temps, de l’attention. On ne le bâcle pas en cinq minutes. Mais quand il est bien fait, il déploie une compréhension panoramique de ce qui se joue, avec ses tensions, ses ressources, ses issues possibles.

J’ai souvenir d’une consultante qui m’avait posé une question sur un choix professionnel. La carte centrale était « La Clé », symbole d’ouverture, de solution. Mais la carte de blocage (à gauche) montrait « Le Fardeau », cette image d’un personnage courbé sous un poids. En creusant, elle a réalisé qu’elle portait une injonction familiale qui l’empêchait de saisir l’opportunité qui se présentait. Le tirage ne lui a pas dit quoi faire, il lui a montré ce qui l’empêchait de choisir librement. Nuance importante.

Pourquoi utiliser le tarot persan Indira plutôt qu’un autre jeu ?

Question légitime. Avec tous les tarots disponibles, pourquoi celui-ci ? Déjà, parce qu’il parle à ceux que les jeux occidentaux laissent un peu froids. Si vous êtes sensible aux esthétiques orientales, aux couleurs chaudes, aux récits imagés, ce jeu résonnera différemment.

Ensuite, parce qu’il offre une lecture très incarnée. Les scènes représentées sur les lames ne sont pas abstraites. Elles montrent des situations humaines, des dilemmes, des émotions, des dynamiques relationnelles. Ça aide à projeter, à se reconnaître, à nommer ce qui reste souvent indicible.

Je ne suis pas totalement convaincue qu’il soit adapté à tout le monde, par contre. Si vous cherchez un système très codifié, avec des correspondances astrologiques strictes et une symbolique figée, vous risquez d’être déstabilisé. Le tarot persan Indira demande de l’intuition, de la souplesse, une capacité à laisser les images parler sans tout intellectualiser.

Personnellement, je l’utilise surtout pour les questions relationnelles et émotionnelles. Pour les questions matérielles très concrètes (déménagement, achat, contrat), je préfère d’autres outils. Mais pour explorer les dynamiques invisibles, les non-dits, les schémas répétitifs, ce jeu est d’une finesse redoutable.

Où trouver un jeu de tarot persan Indira et comment l’apprivoiser ?

Trouver un vrai jeu de tarot persan Indira n’est pas toujours simple. Il n’est pas produit en masse comme le Rider-Waite. Certaines boutiques ésotériques le proposent, mais pas toutes. On le trouve aussi en ligne, sur des sites spécialisés. Attention aux contrefaçons : vérifiez que le jeu comporte bien 55 lames et qu’il respecte les couleurs et les motifs originaux.

Une fois que vous l’avez entre les mains, prenez le temps de l’apprivoiser. Ne vous précipitez pas sur les tirages complexes. Commencez par regarder chaque carte, une par une. Notez ce qu’elle évoque spontanément en vous, sans chercher à intellectualiser. Notez aussi les détails : les couleurs dominantes, les objets présents, les regards, les postures.

Ensuite, faites des tirages simples. Une carte par jour, par exemple, pour capter l’énergie de la journée. Ou trois cartes (passé, présent, futur) sur une question donnée. Avec le temps, vous développerez votre propre langage avec ce jeu. Vous verrez que certaines lames reviennent souvent dans vos tirages, qu’elles portent un message récurrent pour vous. C’est comme ça que le jeu devient vivant, qu’il cesse d’être un simple outil pour devenir un compagnon de route.

Le tarot persan Indira et les autres systèmes divinatoires : des ponts possibles ?

Rien n’empêche de croiser le tarot persan Indira avec d’autres outils. Personnellement, il m’arrive de combiner un tirage de tarot persan avec un thème astrologique ou une lecture numérologique. Les systèmes se complètent, ils apportent chacun un éclairage différent.

Par exemple, si le tarot persan montre « Le Voyageur » et que dans le thème natal de la personne, Jupiter transite en maison IX (celle des voyages et de l’expansion), les deux informations se renforcent. Ça donne plus de poids à l’interprétation, ça ancre la guidance dans plusieurs niveaux de lecture.

Ce qui est fascinant avec ce jeu, c’est qu’il ne se referme jamais. Même après des années de pratique, on découvre encore des subtilités, des associations qu’on n’avait pas vues avant. Les lames parlent différemment selon l’état intérieur du praticien, selon les questions posées, selon le contexte. Elles ne disent jamais exactement la même chose deux fois. Et c’est peut-être ça, au fond, qui fait toute la richesse du tarot persan Indira : sa capacité à rester vivant, imprévisible, et profondément juste.

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